| |
DES ORIGINES
Depuis
le début du XIXème siècle s'est propagée une historiette érigée
en légende par les auteurs qui l'ont colportée, attribuant à
un certain TYWERSUS l'implantation de la lutherie à Mirecourt.
En effet, cet éminent luthier italien sans existence avérée
ni instrument signé, aurait officié parmi les domestiques du
Duc de Lorraine, et aurait profité d'un séjour à Mirecourt pour
y élire domicile et y former des disciples.
Rapportée par un luthier de la fin du XVIIIème siècle, cette
histoire ou légende a déjà lassé plusieurs chercheurs, qui n'ont
pu y rattacher le moindre fait historique.
|
 |
| Toutefois,
fonder l'origine de la lutherie mirecurtienne sur l'implantation
d'un luthier italien permettait d'établir une certaine légitimité
aux luthiers lorrains qui mieux que tout imitaient STRADIVARI. |
LE BERCEAU
DE L'ECOLE FRANCAISE
 |
Si la présence
de joueurs de violons est attestée dans les archives paroissiales
et de police, le plus vieux contrat d'apprentissage qui nous
soit parvenu date de 1629. Soit près d'un siècle avant
la constitution des facteurs d'instruments en métier, organisation
ordonnée par la duchesse
Elisabeth-Charlotte et entérinée par la Charte signée le
15 mai 1732.
Devenue un métier à part entière avec ses règles de transmission,
sa police, et son mode atypique de commercialisation, la
lutherie de Mirecourt a pris un véritable essor au cours du
XVIIIème siècle.
|
Rompus
aux techniques des facteurs allemands, amateurs avertis de lutherie
italienne, les luthiers de Mirecourt ont su par leurs aptitudes
innées combiner ces influences et inventer une autre lutherie
: la lutherie lorraine.
Essaimant instruments et fabricants bien au-delà des étroites
frontières lorraines, la lutherie mirecurtienne rayonna dans
le monde entier; devenue française, la petite cité vosgienne,
se targue d'avoir engendré ou formé les plus grands luthiers
et archetiers français.
Une histoire longtemps négligée que de patientes recherches
tentent de révéler. |
|
|